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NOVEMBRE 2018 AU STEKI

NOVEMBRE 2018

En novembre on continue le « Tour de chauffe décolonial » avec une émission radio « Des singes en Hiver » et une soirée sur l’anti-racisme politique; puis les permanences aux couleurs de l’auto-défense (numérique ou administrative) et la cantine sont de retour. Le 7/11 à 7h45, certaines d’entre nous seront devant le Palais de Justice de Bruxelles pour le dit « procès de la solidarité« .

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Jeu 01/11 > 19h-21h > [ADN] Permanence Café sur le clavier.

> Une présence est assurée concernant les questions actuelles sur le numérique, sécurité et surveillance en informatique, pratiques des uns et des autres. Par exemple, sortir de Windows, ou naviguer anonymement. Avec ou sans machine.
Viens aussi si tu veux juste savoir c’est quoi un bon mot de passe, etc’.

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Jeu 08/11 > 18h-19h > Invitation (cycle « Tour de chauffe décolonial« ) > L’émission radio « Des Singes en Hiver » s’invite au Steki et en direct sur les ondes de Radio Panik. Au programme: discussion sur la conquête du désert et le pillage colonial comme héritages de la colonisation, avec Véronique Clette Gakuba, Guillermo Kozlowski, et vous, si vous passez au Steki ce soir là, entre 18h et 19h.

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Jeu. 15/11 > 17h-21h > [ADA] Permanence d’auto-défense administrative.

> Les bases de la comptabilité pour asbl.

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Dim. ??/11 > 12h-15h > Repas sauce mafé.

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Jeu. 22/11 > 19h-21h > [ADN] Permanence Café sur le clavier.

> Une présence est assurée concernant les questions actuelles sur le numérique, sécurité et surveillance en informatique, etc…

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Sam. 24/11 > 19h > Invitation (cycle « Tour de chauffe décolonial« ) > Qu’est-ce que l’anti-racisme politique?

> Présentation de l’anti-racisme politique par Khadija Senhadji et divers collectifs bruxellois, tels que Bruxelles Panthères et la N.V.A. (Nouvelle Voie Anti-coloniale) qui aborderont les différentes stratégies, perspectives et pratiques qui le traversent.

CYCLE/ Tour de chauffe DÉCOLONIAL

TOUR DE CHAUFFE DÉCOLONIAL

Voilà des années que le front décolonial, hantise des gouvernants et angle mort de la gauche (qu’elle soit molle ou radicale), croît, se densifie, s’organise de plus en plus à l’échelle internationale, surgit régulièrement sur les places et dans les rues des métropoles occidentales, et impose ses grilles d’analyses et son champ lexical des universités aux plateaux télé.

Anti-racisme politique, impérialisme, mémoire coloniale, Palestine, islamophobie et violences policières en sont les préoccupations les plus visibles en Europe. Ses ramifications mondiales et ses ressources théoriques nous entraînent dans des recoins et profondeurs dont il est difficile de sortir indemne, et dont nous avons grand besoin aujourd’hui.

Le contexte est à la crispation et la brutalité. Montée générale des extrêmes-droites. Normalisation des rafles, emprisonnements et assassinats policiers d’enfants, de femmes et d’hommes venus du sud ou d’orient sans papiers en règles. Harcèlement des musulmans. Radicalisation du racisme d’État. Procès aux personnes hébergeantes et solidaires. Etc.

Écœurés par ce constat qui se rappelle à nous chaque jour par de nouvelles lois, meurtres, opérations ou inculpations, nous proposons de faire ce pari: le front décolonial constitue probablement le talon d’Achille de la Modernité et de ses valeurs: le rationnalisme, l’universalisme et la suprématie blanche, le règne de l’économie sur toute chose et toute vie, et la social-démocratie qui absorbe et neutralise tout ce qui s’oppose, tout ce qui tente de vivre quelque-chose d’autre que ce continuum de dépossession et d’absurdité qu’elle a réussi à imposer et faire incorporer à la plupart de ses sujets.

Dès lors, la prochaine semaine thématique du Steki, qui aura probablement lieu en janvier, concernera le front décolonial. Nous tenterons d’avoir un aperçu de ses déclinaisons mondiales et des polarités qui le mettent en tension: Pensée de l’égalité et pensée de la différence s’expliciteront, s’affronteront et convergeront parfois, à travers des récits, des analyses et des ateliers destinés à mieux saisir l’ampleur et les conséquences de ce qui se joue là.

Afin de s’y préparer, nous lançons une sorte de cycle, un tour de chauffe décolonial. Ainsi, tout au long de l’automne, arpentages de livres, ateliers, rencontres, discussions, visites guidées et projections de films, proposées par des personnes plus ou moins familières ou impliquées sur ces questions-là, nous aiderons à préparer la semaine de janvier et affûter nos corps et nos esprits.

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OCTOBRE 2018 AU STEKI

OCTOBRE 2018

En octobre, on lance le « Tour de Chauffe Décolonial » avec notamment un arpentage des « Damnés de la Terre » de Franz Fanon, on continue Sciences Frictions et le cycle sur la justice (« Pourquoi faudrait-il punir? »), on accueille l’Antémonde et enfin Selim Nadi, premier invité de Bruxelles Panthères au Steki.

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Mer. 03/10 > 17h-20h > Sciences frictions n°1

> Discussion ouverte sur l’état des recherches, académiques ou non, dans les différents domaines dits «scientifiques», là où «ça nous concerne», et leurs impacts sur le monde; cartographie des pensées-pratiques complices et adverses – connivence et sabotage; étude et auto-formation, recherche pirate, exploration partisane.

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Jeu. 11/10 à 19h > Invitation (cycle « Pourquoi faudrait-il punir?« ) >
Luk Vervaet, auteur de « Guantanamo chez nous? » Editions Antidote.

> Luk Vervaet viendra réfléchir avec nous sur la manière dont la lutte contre le terrorisme transforme le cadre et les pratiques de la Justice et des prisons belges, à partir notamment de la trajectoire emblématique de Nizar Trabelsi, et de l’usage de la figure du « monstre » incarnée aujourd’hui par « le terroriste ».

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Jeu. 18/10 à 19h > Projection (cycle « tour de chauffe décolonial« ) >
Jean Genet – Entretien avec Betrand Poirot-Delpech (1982, 50″)

> (Précédé d’un court film surprise de 3″.) « Jean Genet, pressé par la maladie, accepte de compléter son « testament audiovisuel » par cet entretien et y aborde des sujets divers, comme la politique ou le rapport qu’il entretenait avec la langue française. À sa demande, ces images ne seront rendues publiques qu’après sa mort. »

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Dim. 21/10 – 14h30-18h30 > Arpentage (cycle « tour de chauffe décolonial« ) > Atelier de lecture collective sur « Les damnés de la Terre » de Franz Fanon (1961).

> Méthode de l’arpentage: 30′ d’introduction, 1h de lecture personnelle d’une partie du livre (1/12ième), 2h de débat (partages, questions, échanges), 30′ de pause (auberge espagnole pour le goûter). Maximum 10 participants. Inscription (et confirmation) par mail via l’adresse du Steki.

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Mar. 23/10 – 19h-22h30 > Labo-fiction de l’Antémonde

> « L’atelier de l’Antémonde est un atelier d’imagination dans l’univers du livre Bâtir aussi pour vivre un moment collectif d’expérimentation. Un moment pour prolonger ensemble cette utopie ambiguë et réfléchir comment, des dynamos aux rites funéraires, des lave-linge aux assemblées, nous pourrions construire des mondes sans dominations. » 19h: auberge espagnole / 20h: labo-fiction.

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Lun. 29/10 à 19h > Invitation (cycle « tour de chauffe décolonial« ) >
Bruxelles Panthères invite Selim Nadi.

> Selim Nadi a écrit la préface du livre « Histoire des révoltes panafricaines » de C.L.R. James qui vient d’être traduit pour la première fois en français. Ce petit livre de C. L. R. James propose une histoire mondiale de la résistance des Noirs, de Saint-Domingue aux colonies africaines, en passant par les États-Unis et d’autres îles des Antilles. Révoltes d’esclaves, émeutes, grèves, mouvements millénaristes ou antiracistes : rompant avec le cliché de populations subissant passivement leur exploitation, James souligne la diversité des rébellions, leur constance et leur place centrale dans le monde moderne.

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SEPTEMBRE 2018 AU STEKI

SEPTEMBRE 2018

Ce mois-ci, le 6, s’ouvre le procès de onze personnes, la plupart ayant subi la détention préventive, inculpées pour trafic d’être humain après avoir aidé ou hébergé des personnes dites sans papiers à Bruxelles.

Ce mois-ci, le gouvernement inaugure une nouvelle prison pour familles étrangères avec leurs enfants.

Et ce mois-ci, dans un contexte de radicalisation violente des politiques migratoires, nous commémorons les 20 ans de la mort de Semira Adamu.

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Sémira était une jeune nigériane de 20 ans qui cherchait refuge à Bruxelles où elle a été incarcérée en centre fermé puis étouffée avec un coussin par des policiers belges, tandis qu’elle tentait de résister à une énième expulsion forcée à l’aéroport de Zaventem. Un grand mouvement d’indignation et de mobilisation provoqua l’inculpation des policiers et la démission du ministre de l’Intérieur de l’époque.

Une vaste programmation est organisée à cette occasion dans de nombreux lieux de Bruxelles tout au long du mois. Le Steki y participe. Tout est repris sur le site de la Coordination Sémira Adamu.

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– Mer. 05 / 17h-20h > Sciences frictions > Discussion ouverte sur l’état des recherches, académiques ou non, dans les différents domaines dits «scientifiques», là où «ça nous concerne», et leurs impacts sur le monde; cartographie des pensées-pratiques complices et adverses – connivence et sabotage; étude et auto-formation, recherche pirate, exploration partisane.

– Jeu. 13 / 19h > Projection (cycle « Pourquoi faudrait-il punir? ») > Ne me libérez pas je m’en charge, de Fabienne Godet, 2009. Documentaire en forme de voyage initiatique. « Ancien braqueur fiché au grand banditisme, Michel Vaujour a toujours préféré la fuite à la prison, l’aventure à la soumission, la liberté à la loi. En l’espace de 30 ans, il aura passé 27 ans en prison – dont 17 en cellule d’isolement – et sera parvenu à s’en échapper à cinq reprises avant d’obtenir une libération conditionnelle en 2003. Avec le temps, cette fuite en avant est devenue une ascension intérieure, une esquisse de philosophie où il lui a fallu vaincre une certaine idée de soi, de la vie et des autres. »

– Sam. 15 / 14h-21h > Commémoration Sémira Adamu > Réalisation puis inauguration de la fresque de Dake25 sur le volet du Steki (rencontre avec des dessinateurs et graphistes de la revue 64pages, repas, courts-métrages sur la place et peut-être un micro ouvert).

Jeu. 27 / 19h > Projection (tour de chauffe décolonial) > Résistance naturelle, de Jonathan Nossiter, 2014.
Documentaire artisanal tourné en 5 jours et coupé à la hache. Il nous montre des vignerons italiens atypiques, amoureux de leur terre, et harcelés par l’administration. Ici « l’éthique précède l’éthylique » avec comme question latente: « À quoi sert une écologie environnementale s’il n’y a pas d’écologie culturelle ? « 

– Ven. 28 / 19h-21h > Commémoration Sémira Adamu > Récits et Monuments – papiers pour tous ou personne > Rencontre avec Collect’actif  sur l’histoire du « mouvement sans-papiers », avant et après 2015 à Bruxelles, et sur les rapports de force qui le traversent + Repas + Atelier « Monuments aux morts » avec Tom Nisse.

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