Les événements passés

SEPTEMBRE 2018 AU STEKI & Cycles

Le jeudi 06 septembre 2018

Ce mois-ci, le 6, s’ouvre le procès de onze personnes, la plupart ayant subi la détention préventive, inculpées pour traite d’être humain après avoir aidé ou hébergé des personnes dites sans papiers à Bruxelles. Ce mois-ci, le gouvernement inaugure une nouvelle prison pour familles étrangères avec leurs enfants. Et ce mois-ci, dans un contexte de radicalisation violente des politiques migratoires, nous commémorons les 20 ans de la mort de Semira Adamu.

Sémira était une jeune nigériane de 20 ans qui cherchait refuge à Bruxelles où elle a été incarcérée en centre fermé puis étouffée avec un coussin par des policiers belges, tandis qu’elle tentait de résister à une énième expulsion forcée à l’aéroport de Zaventem. Un grand mouvement d’indignation et de mobilisation provoqua l’inculpation des policiers et la démission du ministre de l’Intérieur de l’époque.

Une vaste programmation est organisée à cette occasion dans de nombreux lieux de Bruxelles tout au long du mois. Le Steki y participe. Tout est repris sur le site de la Coordination Sémira Adamu.


LANCEMENT DU CYCLE « POURQUOI FAUDRAIT-IL PUNIR? »

Tout au long de cette année, de manière épisodique nous proposons des films, des interventions, écoutes radios… pour aborder ces questions, et bien d’autres:
Pourquoi faut-il punir? D’où vient cette idée qu’il faut répondre à un crime par une peine, dans le double sens d’une peine de prison et d’une peine/souffrance? Quelle est le rôle de la prison dans l’économie? Qu’est-ce que la justice? Justice de classe, justice raciste? Quelles formes de justice existent en dehors ou en parallèle de la justice exercée par l’Etat? Que fait l’antiterrorisme au pouvoir de punir et à ceux qui l’exercent: du législateur au gardien de prison en passant par le juge et l’administration pénitentiaire?

Et pour commencer tranquillement pendant la permanence du jeudi 13/09, un film: « Ne me libérez pas, je m’en charge » de Fabienne Godet.


PERMANENCES

Désormais, le Steki est ouvert TOUS LES JEUDI SOIR de 17h à 21h
(sauf le jeudi 20/09 où nous vous invitons à rejoindre la conférence-débat organisé par la Coordination Sémira Adamu au Pianofabriek)
Voici un aperçu des couleurs des permanences du mois, de quoi agrémenter le café ou le pomme-cerise.

Jeu. 13 / 19h > Projection (cycle « Pourquoi faudrait-il punir? ») > Ne me libérez pas je m’en charge, de Fabienne Godet, 2009. Documentaire en forme de voyage initiatique. « Ancien braqueur fiché au grand banditisme, Michel Vaujour a toujours préféré la fuite à la prison, l’aventure à la soumission, la liberté à la loi. En l’espace de 30 ans, il aura passé 27 ans en prison – dont 17 en cellule d’isolement – et sera parvenu à s’en échapper à cinq reprises avant d’obtenir une libération conditionnelle en 2003. Avec le temps, cette fuite en avant est devenue une ascension intérieure, une esquisse de philosophie où il lui a fallu vaincre une certaine idée de soi, de la vie et des autres. »

Jeu. 27 / 19h > Projection (tour de chauffe en vue de la « semaine décoloniale ») > Résistance naturelle, de Jonathan Nossiter, 2014.
Documentaire artisanal tourné en 5 jours et coupé à la hache. Il nous montre des vignerons italiens atypiques, amoureux de leur terre, et harcelés par l’administration. Ici « l’éthique précède l’éthylique » avec comme question latente: « À quoi sert une écologie environnementale s’il n’y a pas d’écologie culturelle ?  »


LES RENDEZ-VOUS DU MOIS

– Mer. 05/09 / 17h-20h > Sciences frictions > Discussion ouverte sur l’état des recherches, académiques ou non, dans les différents domaines dits «scientifiques», là où «ça nous concerne», et leurs impacts sur le monde; cartographie des pensées-pratiques complices et adverses – connivence et sabotage; étude et auto-formation, recherche pirate, exploration partisane.

– Sam. 15/09 / 14h-21h > Commémoration Sémira Adamu > Réalisation puis inauguration de la fresque de Dake25 sur le volet du Steki (rencontre avec des dessinateurs et graphistes de la revue 64pages, repas, courts-métrages sur la place et peut-être un micro ouvert).

– Ven. 28/09 / 19h-21h > Commémoration Sémira Adamu > Discussion avec Collect’actif  sur l’histoire du « mouvement sans-papiers », avant et après 2015 à Bruxelles, et sur les rapports de force qui le traversent.


VOS PROPOSITIONS DE PROGRAMMATION

Pour nous faire part de vos propositions de programmation, passez donc nous voir durant les heures d’ouverture ou écrivez-nous en précisant de quoi il s’agit et les dates que vous envisagez (ponctuelles ou régulières). Elles seront discutées lors de la réunion de programmation qui se tient en soirée le troisième lundi de chaque mois. Vous pouvez nous rejoindre en fin de réunion pour en discuter plus en détail.

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«SCIENCES FRICTIONS» – RENCONTRE #0 — Mercredi 5 septembre de 17h à 20h

Le mercredi 05 septembre 2018

SCIENCES FRICTIONS

Rencontre #0
Mercredi 5 septembre 2018
De 17h à 20h

Invitation:

ABSTRACT (pour se faire un idée, en bref)

Des rencontres régulières mais à fréquence encore indéterminée au Steki concernant l’état des recherches, académiques ou non, dans les différents domaines dits «scientifiques».

En attaquant la question sous plusieurs angles:

– Mises à jour générales et « de pointe ».

– Enquêtes sur les milieux scientifiques.

– Implications politiques et polémiques.

Deux distances d’implication proposées:

– Présence flottante de «J’écoute entre deux SMS» à «Ça, c’est trop mon sujet de thèse!».

– Groupes de recherches circonscrites qui bossent sur un truc, projettent un film, invitent la chercheuse maudite du moment, etc’.

Viens voir.

 

INTRODUCTION

Souvent considérées comme inaccessibles, les activités regroupées dans ce qui se nomme «le domaine scientifique» n’en sont pas moins en partie déterminantes pour ce qui concerne la suite du monde. Il n’est pas simple de maintenir une connaissance et une compréhension à la fois extensives et intensives sur les manœuvres qui se trament là, parfois confinées à de petits laboratoires privés et fort peu publicisés.

Pourtant, dans bien des cas, il nous est possible de nous saisir de certaines de ces questions, de comprendre quels en sont les enjeux et en quoi cela «nous regarde», voire de construire une forme d’expertise pour ne pas rester sans voix, sinon muselées, face à cette infantilisante soi-disant autorité, La Science.

Il s’agit aussi de reprendre la main sur les forces qui nous animent au travers de nos visions de la vie, du monde, et au-delà; et, pour cela, de puiser aussi bien dans les sources académiques de la recherche officielle que dans celles qui lui échappent en fabriquant d’autres méthodes, d’autres questions, d’autres outils.

 

MATÉRIEL ET MÉTHODE

Des rencontres régulières mais à fréquence encore indéterminée (mensuelle?) auront lieu au Steki concernant l’état des recherches dans les différents domaines dits «scientifiques». Ceci en attaquant la question sous plusieurs angles:

1 – Des mises à jour générales sur les différentes disciplines, et plus ciblées sur les hypothèses actuelles et ce qu’elles impliquent en termes d’enjeux et de perspectives; sur les différentes écoles et leurs visions du monde respectives qui s’affrontent au sein des disciplines et entre celles-ci; sur comment les recherches récentes percolent au travers des conceptions et des mœurs, et quel type de déplacement elles y opèrent.

2 – Des enquêtes (modestes) sur les milieux scientifiques comme autant de terrains de combat et sur la vivacité des recherches qui en sont peu ou prou autonomes; sur les influences, les connivences et les stratégies à l’œuvre et les formes de coercition qui y règnent; sur les histoires des idées et pratiques innervées et capturées par des termes comme «science(s)», «recherche», «preuve», etc’.

3 – Des réflexions sur ce que tout cela signifie, implique et configure politiquement; sur quelles sont les prises de parti dans cette machine et à sa périphérie, les brèches vers des fabrications et propositions amies, et les moyens d’en étendre la publicité pour leur faire de la place; et sur les orientations et productions adverses, leur degré d’hégémonie et de nuisance, et les perspectives à portée de mains pour les entraver et les saboter.

Et ceci, tranquillement, à s’naise, selon les goûts et les couleurs, sans prérequis autre qu’une gnaque en platine iridié.

Ces rencontres peuvent aussi être l’occasion de convenir d’un ensemble de publications de qualité qu’il serait stimulant de mutualiser, d’organiser des visites et autres entrevues en lien avec les explorations en cours, de mettre sur pieds les «assises transnationales des recherches obscènes» d’où redonner force aux hypothèses écartées par les études inféodées, et tutte quantum.

Pour permettre des modalités de participation multiples, deux distances d’implication sont proposées, qui peuvent être adoptées selon la disposition du moment:

– Une présence plus flottante mais néanmoins bienveillante, allant de «Vas-y, t’sais, j’t’écoute — entre deux SMS» à «Ça, c’est trop mon sujet de thèse!»; histoire de venir piocher ce qui interpelle, y mettre un grain — de sel, de sable — et se laisser éventuellement embarquer joyeusement sur une ligne plus serrée (voir ci-après). Toutefois — pitié! –, ne dites pas «électron libre».

– La constitution de groupes temporaires (ou non) de recherches circonscrites — les «comités frictifs» — qui bossent plus avant sur un truc spécifique pour en saisir les énigmes et les exposer lors d’une des rencontres, projettent un film ou lancent une écoute, invitent la chercheuse maudite du moment, etc’.

 

RÉSULTATS

Faut voir.

 

DISCUSSION

La blinde.

 

CONCLUSION

Une rencontre «zéro», donc, pour tâter le terrain, déterminer quelques orientations solides, partager du matériel et des contacts, manger un bout, et se faire peur ou s’exciter avec les derniers délires et les nouvelles pistes — en éthologie ou en histoire, en nano-robotique ou en physique des plasmas, en radiesthésie ou en cosmologie.

 

Bonne rentrée.

Soirée REBETIKO, sam. 25/08

Le samedi 25 août 2018

ρεμπέτικο

avec Yannis Sarris au bouzouki

 

Le rebétiko (ρεμπέτικο) est une forme de musique populaire grecque née dans les années 1920 au port du Pirée, dans les bas-fonds d’Athènes, de la rencontre des émigrés grecs d’Asie et des îles, venant chercher à Athènes une vie meilleure. Ils sont les marginaux de la « bonne société » qui fantasme l’Occident et refoule ses racines orientales. Le mode de vie « rébet’ » c’est celui du « mangas », dont la vie est basée sur l’honneur, la bonté de cœur, des histoires de trafic, de taule, de drogues, de bastons, de nostalgie et d’exil. Le rebetiko se répand et provoque un débat éthique à l’échelle nationale. Sous la dictature de Métaxas, le rebetiko est interdit, ses musiciens persécutés et les tékkés où l’on pouvait jouer et fumer le narguilé sont vandalisés.

Le rebetiko c’était une atmosphère, des visages silencieux et marqués, des danses solitaires ou des cris, des odeurs mêlées de vin, d’ouzo, de mégots refroidis au petit matin. Puis de musique mineure, le rébétiko devient musique majeure lorsque Vassílis Tsitsánis sort son bouzouki dans les tavernes cossues d’Athènes. Doucement, le rébétiko devient « laïko », à mesure qu’il se fait domestiquer, qu’il abandonne les apologies du haschisch et de l’alcool, de la plus-que-peine et de la vanité pour le thème prépondérant de l’amour et de la douleur de la séparation. Les médias, les tavernes touristiques et toutes les couches sociales du pays s’approprient ce nouveau répertoire qui fait désormais partie du folklore grec. Et ça fait quelque-chose quant toute la taverne chante d’une seule voix pour accompagner le groupe.

Certains musiciens endurants, comme Yannis Sarris, commencent la soirée avec le laïko, enchaînent avec le « groove » des tsiftetelis et terminent, longtemps après, avec les zebetika, ces chansons graves et entêtantes des premiers répertoires. La dernière fois que Yannis est venu au Steki avec ses comparses, il a joué presque 10 heures d’affilée, sans jamais rejouer le même morceau… donc cette fois on n’oubliera pas de préparer quelques mezzes pour tenir le coup.

À samedi!

 

RETOUR SUR LE COMBAT POUR UNE PLACE LUMUMBA A BRUXELLES

Le dimanche 01 juillet 2018

Ce dimanche à 19h, le Steki accueille MIREILLE-TSHEUSI ROBERT de l’Asbl Bamko

« La mémoire réveillée, nous sommes prêts à combattre »

Après Mons et Charleroi, ce samedi 30 juin 2018 aura lieu l’inauguration de la place Lumumba à Bruxelles (au niveau de la Porte de Namur, de 12h à 17h).

Dans le flot de nouvelles écoeurantes et révoltantes qui nous parviennent quotidiennement et qui confirment le racisme des États Européens, dans une ville remplie de plaques, bâtiments et statues célébrant le passé colonial de la Belgique, nous voulons partager cette victoire qui est l’aboutissement de plusieurs années de lutte de la part d’associations et groupes afro-descendants de Belgique.

Le lendemain soir, dimanche 1er juin à 19h, Le Steki accueillera Mireille-Tsheusi Robert de l’asbl Bamko. Elle partagera le récit de ces années de lutte, les stratégies, les alliances, les déconvenues et les ressources qui ont permis de faire basculer le rapport de force en faveur de la mémoire de Patrice Emery Lumumba, premier ministre congolais assassiné sur ordre de l’Etat Belge le 17 janvier 1961, l’un des principaux acteurs de l’indépendance du Congo.

À l’heure où se posent les questions de la restitution du crâne de Lusinga et de centaines d’autres congolais, datant de l’époque coloniale, qui reposent dans des arrières salles du Musée de Tervuren, du Musée des sciences naturelles et du département anthropologie de l’ULB, où se pose aussi la question d’un lieu de mémoire dédié à tous les morts causés par les politiques migratoires belges, nous trouvons intéressant de s’inspirer de cette lutte victorieuse.

 

LES COULEURS DE JUIN & Tour de chauffe sur la violence

Le mercredi 27 juin 2018

 > LES COULEURS DE JUIN 

Voici un aperçu des couleurs des permanences du mois, de quoi agrémenter le café ou le pomme-cerise. Pour rappel nous sommes ouverts tous les mercredi de 14h à 20h jusqu’à la fin du mois de juin. Notre ouverture lors des deux mois d’été est encore à définir.

Mer. 06 / 14h-17h > Café sur le clavier  / 17h-20h > Infokiosque de CDEN

Mer. 13 / 14h-17h > ABSL moi non plus > Démarches, astuces, suggestions. Obligations comptables et fiscales. Éléments de comptabilité générale et analytique.

Mer. 20 / 14h-17h > Café sur le clavier / 17h-20h > Infokiosque de CDEN

Mer. 27 / 14h-20h > Etat d’exception, ennemi intérieur et profilage > Ce jour là nous nous lirons quelques extraits du livre d’Elsa Dorlin « Se défendre, une philosophie de la violence », et nous terminerons par une discussion sur la violence et le politique (voir plus bas « tour de chauffe sur la violence »)


> TOUR DE CHAUFFE SUR LA VIOLENCE

Une ligne de partage oppose historiquement les corps « dignes d’être défendus » qui le plus souvent défendent leurs privilèges et ont le monopole de la violence légale, à ceux qui, désarmés ou rendus indéfendables, sont laissés sans défense.
Nous nous appuyons ici sur quelques extraits de la présentation et de l’ouvrage d’Elsa Dorlin « Se Défendre, une philosophie de la violence » qui retrace une généalogie de l’autodéfense politique contre la fabrique des corps désarmés.
Ce « désarmement » organisé des subalternes pose directement, pour tout élan de libération, la question du recours à la violence pour sa propre défense et du processus de désapprendre à ne pas se battre dans un contexte de violence sociale, de corps traversés de violence, familiarisés à la violence mais qui n’ont fondamentalement jamais été éduqué et socialisé à s’entraîner à la violence, à l’agir.
A l’instar de l’attention soutenue de la proie sur son prédateur, la connaissance critique du dominant et de sa toute-puissance produit une ignorance de notre propre puissance d’agir qui nous devient étrangère, aliénée. A l’inverse les prédateurs n’ont aucun besoin de connaître mieux leurs proies ni de les considérer, ils n’ont qu’à les construire comme des proies abattables au nom de la légitime défense avec la peur comme projection et justification, produisant des vies sur la défensive.
Sous l’histoire officielle de la légitime défense affleurent des « éthiques martiales de soi », pratiques ensevelies où le fait de se défendre en attaquant apparaît comme la condition de possibilité de sa survie comme de son devenir politique. Cette histoire de la violence éclaire la définition même de la subjectivité moderne, telle qu’elle est pensée dans et par les politiques de sécurité contemporaines.
A l’occasion de la venue d’Elsa Dorlin au CFS le mercredi 13/06 et de la sortie du 3e exemplaire annuel de la Revue Nouvelle dont le dossier est intitulé « Politique et violence », nous prendrons quelques moments ce mois-ci pour nourrir la question et essayer d’élaborer une amorce de pensée collective à ce propos. Nous y reviendrons probablement cet automne à l’occasion de la projection du film The Spook Who Sat By The Door et de quelques autres rendez-vous.

– Mercredi 20/06 à 21h > Projection du film Une jeunesse allemande, documentaire de Jean-Gabriel Périot sorti en 2015.

– Mercredi 27/06 de 14h à 17h > Libre choix d’extraits de l’ouvrage d’Elsa Dorlin « Se défendre, une philosophie de la violence » et d’articles du dossier « Politique et violence » du dernier numéro de la Revue Nouvelle. Lectures et retours.

– Mercredi 27/06 à 18h > Discussion sur la violence et l’auto-défense politique, nourrie par la projection de la semaine précédente et les lectures de l’après-midi. Nous pourrons l’amorcer par divers biais qui se construirons tout au long de ce mois de juin à l’occasion des divers rendez-vous et lectures, et convoquer quelques actualités proches, comme le contexte du meurtre de la petite Mawda par un policier près de Mons au mois de mai ou la destruction de lieux de vie et la mutilation de personnes qui les défendent à la ZAD de Notre-Dame-Des-Landes en Bretagne.

JINEOLOJÎ, la science des femmes

Le vendredi 22 juin 2018

Vendredi 22/06 à 19h

 

« Les oiseaux s’affolent, la tempête arrive »

 

C’est lors d’une formation à la jineoloji qui a eu lieu récemment à l’institut kurde de Bruxelles, que l’une de nous a rencontré Aysel du jineoloji center, invitée ici à présenter cette « science des femmes ». De notre côté, de nombreuses questions et réflexions ont émergé de cette rencontre. Nous les partagerons lors de l’introduction au moment de discussion qui suivra la présentation. La jinéoloji étant encore jeune et en constante recherche, construction et réajustement, c’est l’occasion de confronter nos cheminements respectifs.

La jinéoloji est une « science des femmes » élaborée au départ par des femmes kurdes et inspirée autant des écrits de Sakine Cansiz et Ocalan que de ceux de Barbara Pade, Starhawk ou Heide Göttner-Abendroth. Cette science sociale inclut la plupart des champs de recherche (sociologie, éducation, linguistique, philosophie, histoire, religion, médecine, écologie, économie…) en prenant en compte les savoirs situés et empiriques, basés sur l’expérience et l’intuition, liés à une éthique de vie, et les savoirs indigènes dont les connaissances ont été volées et amputées.

Elle rompt ainsi de fait avec les sciences positivistes et mécanistes à la Auguste Comte, « où seuls les faits expérimentés selon une méthodologie ultra-rationnaliste sont valables, produisant la vérité universelle de l’homme blanc et un rapport d’étrangeté entre le sujet et l’objet. Ces mêmes sciences hyper-fragmentées réduisant les champs de recherche et continuant à servir et légitimer l’entreprise capitaliste coloniale ».

La jinéoloji n’est pas du féminisme. Bien que se sentant proche du féminismo comunitario indigène d’Amérique latine, elle critique la plupart des féminismes contemporains, qui n’ont pas su rompre avec l’appareil d’État, qui sont le plus souvent euro-centrés, citadins, orientalistes, racistes, modernes et rationalistes, ou qui ne prennent pas assez en compte la transformation des hommes et de la « société ». Elle les considère trop isolés et séparés du reste du champ de lutte et de recherche, sans alternative réelle qui ne soit indexée à des revendications, et percevant pour la plupart la différence de genre comme problématique.

La jinéoloji vise à renverser les rapports de domination en se référant à ce qu’elle nomme les « sociétés naturelles » communales et matri-centrées du Néolithique. Les hommes sont inclus dans ce processus mais depuis une dynamique de femmes. Elle recherche l’autonomie dans le savoir et dans le fait de surmonter nos problèmes en créant des espaces et des assemblées de femmes, en récupérant des savoirs ancestraux et des rituels de connaissance spirituelle entre êtres vivants.

Cryptophonoparty : quelle messagerie sécurisée pour les smartphones ?

Le mardi 19 juin 2018

Atelier collectif au Steki avec Secours Rouge, à 20h.

Nous recenserons ensemble les différentes applications de messagerie sécurisée qui existent sur smartphones (celles qui nous semblent valables, au moins) et nous nous les présenterons mutuellement : comme elles fonctionnent, leur usage, les principes sur lesquels elles reposent, leurs forces, leurs faiblesses, …

Ce sera l’occasion d’échanger sur nos pratiques en terme de confidentialité des échanges. Ce sera aussi le moment de nous demander quoi penser de l’idée même d’une messageries sécurisée sur des smartphones, qui sont notoirement peu sûrs. En fin de compte faisons-nous bien de les utiliser ? Si oui, dans quelles conditions, et quelles sont leurs limites ?

Les Couleurs de Mai

Le mercredi 23 mai 2018

Les couleurs des permanences laissent place, autour d’un verre, à certaines questions qui traversent le Steki — d’une façon moins approfondie ou circonscrite que le sont les ateliers, les rencontres et autres séminaire : auto-défense, [ADA] administrative, [ADN] numérique, [ADJ] juridique -, Buisson, Semaines thématiques du Steki [SDS] passées ou à venir, etc…).

Et désormais et jusqu’à nouvel ordre, « Certaines d’Entre Nous » déploiera un infokiosque chaque fois renouvelé. Ça se passe un mercredi sur deux, de 17h à 20h.

LES COULEURS DE MAI 2018

    Mer. 09/05
14h-17h –« REVENU UNIVERSEL » = Triomphe du capital ?
17h-20h — Les brochures de Certaines D’Entre Nous

    Mer. 16/05
14h-17h — [ADN] – CAFÉ SUR LE CLAVIER – Sortir de Windows, naviguer anonymement, mots de passe & sécurité… Ramenez vos questions.

    Mer. 23/05
14h-17h — [SDS]- SUITES DE « GOUVERNER 3.0 – Etat d’Exception, Ennemi intérieur et Profilage en Belgique »
17h-20h — Les brochures de Certaines D’Entre Nous

    Mer. 30/05
14h-17h — [ADN] – CAFÉ SUR LE CLAVIER – Sortir de Windows, n aviguer anonymement, mots de passe & sécurité… Ramenez vos questions.

Atelier jeux d’échecs, dès 6 ans

Le dimanche 20 mai 2018

14h – 17h

Gratuit, jeux et livres fournis
« Les échecs sont un conte de fées des 1001 gaffes » – Xavier Tartacover
En fonction du niveau des participantes, Aude fera de l’initiation,
ou donnera des conseils stratégiques et tactiques pour des joueuses plus avancées.
« Le génie consiste à savoir transgresser les règles au moment opportun. » – Richard Teichmann
« Ce ne sont pas tant les règles que leurs exceptions qui sont importantes. » – Garry Kasparov
« Ce n’est pas à un coup que vous devez réfléchir, fut-il le meilleur, mais à un plan réalisable. »- Eugène A. Znosko Borovsky
« Pour me battre, il faut me battre trois fois : une fois dans l’ouverture, une fois dans le milieu de jeu, et une fois en finale. »– Alexandre Alekhine
« À chaque nouveau coup, l’échiquier est transformé. »

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[ADN] Les ABC de l’auto-défense numérique

Le lundi 14 mai 2018

Dès ce lundi 14 mai 2018,

                    les 2ème et 4ème lundi du mois                    

de 19h à 21h, auront lieu au Steki

                    les « ABC de l’auto-défense numérique »  

Ces deux heures bi-mensuelles sont spécialement destinés à celles et ceux qui veulent appréhender les bases du fonctionnement des ordinateurs et de la communication entre les ordinateurs; elles sont prévues pour tout qui veut mieux comprendre ce qui se passe quand on va sur Internet, quand on efface un fichier ou quand on envoie un email; elles sont faites pour celles et ceux qui veulent doucement acquérir quelques réflexes d’autodéfense de base dans leur usage des ordinateurs, smartphones et autres tablettes. Les ABCs ne supposent aucun savoir particulier et seront dans la mesure du possible indépendants les uns des autres. Nous n’entrerons pas dans des complications techniques (enfin, nous essayerons…). C’est une bonne idée de se munir d’un ordinateur ou d’un smartphone.

Programme des semaines qui viennent :

Le lundi 14 mai : on parlera de la manière dont les ordinateurs communiquent entre eux.
Le lundi 28 mai : on verra comment limiter nos traces sur Internet.
Ce qu’on fera le 11 juin et le 25 juin, on le décidera dans les semaines qui viennent.
On s’arrêtera très certainement en juillet et août pour reprendra en septembre.

 

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Jinwar au Rojava : la terre des femmes.

Le vendredi 04 mai 2018

26.000 femmes originaires de Syrie du Nord ont combattu Daesh à Kobané, Raqqa et Deir ez-Zor. Si leur guérilla a été particulièrement médiatisée, ce n’est pas le cas de leur projet politique. Nous l’aborderons lors de cette soirée consacrée au village de Jinwar, situé au nord-est de la Syrie, dans une région administrée par les forces kurdes depuis le retrait des troupes du président Bachar al-Assad en 2013.

Ce village réservé aux femmes fuyant le conflit et le patriarcat mène une politique sociale inspirée du municipalisme libertaire de Murray Bookchin, théoricien de l’écologie sociale aux Etats-Unis. Dans ce nouveau mode d’organisation politique, des institutions libertaires composées d’assemblées populaires remplacent l’Etat-nation par une confédération de municipalités autogérées. Le projet repose sur l’idée que la commune constitue une cellule de base capable d’initier une transformation sociale radicale par propagation.

Créé au printemps 2016, Jinwar (« le lieu des femmes », en kurde) est l’une de ces communes. A la seule différence qu’elle n’accueille que des femmes. Vingt-et-une d’entre elles sont déterminées à y vivre de manière indépendante. Veuves, célibataires, divorcées, avec ou sans enfants… Elles sont principalement syriennes d’origine kurde ou arabe et refusent l’union sacrée du (re)mariage.

Aurélie Moreau, journaliste indépendante, s’est rendue dans ce village en octobre 2017 dans le cadre d’une immersion de six mois. À travers le parcours de jeunes Belges et Français engagés auprès des forces kurdes révolutionnaires du Kurdistan syrien, elle a réalisé des recherches sur le projet politique défendu par les femmes au Nord de la Syrie.

Soirée Bure

Le mercredi 02 mai 2018

le Steki accueille quelques hiboux de Belgique, qui viennent proposer une soirée de discussion sur la situation à Bure.

 BURE 

Un petit village en Meuse où l’État français a le projet de construire un site d’enfouissement des déchets nucléaires, dans la perspective d’une relance de l’industrie nucléaire.

En face, de nombreuses personnes s’activent pour résister à la nucléocratie française, sa police et sa mafia. Les formes de ces résistances sont nombreuses. Cette soirée sera l’occasion de discuter de la situation sur place, de ce qu’elle signifie dans la lutte anti-nucléaire française et européenne et de comment on peut la soutenir d’ici, en Belgique.

Nous en profiterons également pour commencer à organiser la journée contre la poubelle nucléaire du 16 juin à Bar-le-Duc (la grande ville d’à côté).
==>> http://www.ag2008.sortirdunucleaire.org/16-juin-2018-une-journee-contre-la-poubelle

Ouverture des portes à 19h, début de la discussion à 19h30.

Les couleurs d’avril

Le mercredi 25 avril 2018

Les couleurs des permanences sont une occasion d’aborder, autour d’un verre, des questions qui traversent le Steki — d’une façon moins approfondie ou circonscrite que le sont les ateliers, les rencontres et autres séminaires.

Pour commencer, parmi les couleurs envisagées: les permanences d’auto-défense ([ADA] administrative, [ADN] numérique, [ADJ] juridique); celles du Buisson ; et celles concernant les Semaines thématiques du Steki [SDS], passées ou à venir.

LES COULEURS D’AVRIL 2018

 

    Mer. 11/04
[ADN] – CAFÉ SUR LE CLAVIER – Sortir de Windows, naviguer anonymement, etc….

    Mer. 18/04
Penser et mettre en pratique la culture de la terre de manière collective + réflexion autour de l’alimentation — discussion avec un maraîcher sur les possibilités d’établir un lien d’échange concret (mise en commun du travail de la terre en échange de légumes).

    Mer. 25/04
[SDS]SUITES DE « GOUVERNER 3.0: état d’exception, construction d’un ennemi intérieur et profilage en Belgique » – Propositions de suites à donner à la semaine de novembre, notamment autour des violences policières / mise à disposition des ressources textes et audio.

Certaines D’Entre Nous

Le mercredi 25 avril 2018
Ce mercredi, de 17h à 20h, le Steki accueille « Certaines d’Entre Nous »:

Certaines d’Entre Nous fabriquent, depuis le début de cette année un infokiosque tout ce qu’il y a de plus subversif…. et violent (pas seulement, mais quand même). Comme il se doit, pour ce genre d’initiative, ça déborde littéralement de textes courts qui fonctionnent comme des coups de poings. Pour cette première visite au Steki, elles étalent une quarantaine de brochures remplies de textes (parfois rares), dont 4 nouvelles spécialement éditées pour l’occasion !

Viens / Prends des brochures / Lis des brochures / Détruits le monde («Détruire rajeunit» – Walter Benjamin) / Prix Libre

Soutien à la ZAD de NDDL et rdv de L’Amicale

Le mercredi 11 avril 2018

L’Amicale Bruxelles/Notre-Dame-des-Landes se retrouve au Steki depuis le mois de janvier. Nous vous invitons à l’y rejoindre ce soir, à 18h30, suite au début des expulsions et à la manifestation de soutien de lundi soir.

Le Steki se joint à L’Amicale pour communiquer son soutien à la ZAD et à toutes les personnes qui combattent pour la défendre:

 

COMMUNIQUÉ DE L’AMICALE BRUXELLES/NOTRE-DAME-DES-LANDES

La ZAD de NDDL n’est pas qu’une lutte de défense de territoire ; elle est l’incarnation de ce que tant de textes, de discours et de tentatives fragmentées ou isolées essayent d’approcher depuis des décennies en Europe : une brèche explosive et fertile dans le règne étouffant de l’économie.

C’est une intense expérimentation d’habitats, d’autonomie et de liens parfois improbables. C’est une puissance de vie et d’attraction créée par un mouvement hétérogène et conflictuel, avec ses pratiques multiples, ses rebonds surprenants, sa détermination inventive et son humour décapant. Tout cela, autant que l’enterrement définitif de ce foutu aéroport après 50 ans de luttes, nous y sommes profondément attachés.

C’est cela que certains d’entre nous viennent défendre ce week-end en rejoignant la résistance contre la tentative d’expulsion annoncée pour ce lundi.

C’est cela aussi qui nous donne force et inspiration, qui nous montre qu’il n’est pas vain de combattre ici aussi la gestion agressive de la ville (contre la construction d’une maxi-prison à Haren, le projet de marina sur le canal, ou les projets d’aménagement pour touristes dans nos chères Marolles) comme de résister aux attaques et aux expulsions des occupations de lieux par des migrants ou d’autres personnes en lutte.

Si d’aventure l’expulsion et les destructions ont bel et bien lieux, nous viendrons reconstruire à vos côtés, et si les tensions internes parfois irréconciliables reprennent trop de place, nous vous souhaitons ardemment à toutes et tous, pour reprendre les mots du Collectif ZAD Lyon, « de trouver encore et toujours les ressources, l’inventivité, la patience, la combativité et la bienveillance nécessaires » pour que ce lieu exceptionnel continue à inspirer la suite du monde.

Nous invitons les bruxellois à se rassembler le jour du lancement de l’opération d’expulsion à 18H, Place du Jeu de Balle.

L’Amicale Bruxelles/Notre-Dame-Des-Landes

– zaddeke@riseup.net

https://bxl.indymedia.org/spip.php?article18296&lang=fr

Les couleurs des permanences.

Le mercredi 07 mars 2018
Au Steki, il y a les permanences.
Puis, de temps en temps, une proposition de thématique leur donne une couleur particulière.
Une personne (plusieurs, si possible), dotée d’une expérience plus ou moins vaste du domaine, se rend disponible pour accueillir quiconque s’y intéresse et l’explorer ensemble. Si d’autres qui s’y connaissent nous rejoignent, ça permet de creuser une situation plus singulière — cet ordinateur, cette déclaration fiscale, cette chasse au trésor métropolitaine, ce dossier juridique…
Les couleurs des permanences sont une occasion d’aborder, autour d’un verre, des questions qui traversent le Steki — d’une façon moins déterminée ou circonscrite que le sont les ateliers, les rencontres et autres séminaires.
Pour commencer, parmi les couleurs envisagées: les permanences d’auto-défense ([ADA] administrative, [ADN] numérique, [ADJ] juridique); celles du Buisson ; et celles concernant les Semaines thématiques du Steki [SDS], passées ou à venir.

LES COULEURS DE MARS 2018

Mer. 07/03
[ADA] – Mise en place d’une ABSL – Démarches, astuces, suggestions. Obligations comptables et fiscales. Éléments de comptabilité générale et analytique.

Mer. 14/03
[ADN] – Questions actuelles sur le numérique, sécurité et surveillance en informatique, pratiques des uns et des autres. Avec ou sans machine.
Viens aussi si tu veux juste savoir c’est quoi un bon mot de passe, etc’.

Mer. 21/03
[SDS] – Dans la perspective d’une semaine thématique « Pour en finir avec le travail » > discussion autour du « Manifeste contre le travail » du groupe Krisis (1999).

Mer. 28/03
[SDS] – Suites de « Gouverner 3.0: état d’exception, construction d’un ennemi intérieur et profilage en Belgique » – Propositions de suites à donner à la semaine de novembre + mise à disposition des ressources textes et audio, à compléter par vos témoignages, récits, références bibliographiques…

Des gamins par ici.

Le dimanche 04 mars 2018
L’une des perspectives du Steki est de pouvoir accueillir les enfants dans un espace qui leur est dédié, lors des rencontres, projections et autres ateliers, permettant aux personnes qui les accompagnent d’y prendre part. Plus encore, nous aimerions en faire, tant que possible, un «lieu des enfants» — entre autres, en faisant jouer les frontières entre les moments réservés aux adultes et ceux compatibles avec la présence d’enfants, et surtout en questionnant ces catégories elles-mêmes.

Pour ce faire, nous vous invitons ce dimanche 4/3 à 15h, en complicité avec Le Buisson, à une rencontre-goûter où nous proposons, pour commencer, d’imaginer la mise en place:

– d’un espace modulable dédié aux enfants de tous âge ;

– de demi-journées avec des enfants de 6 mois à 3 ans environ, mensuelles ou hebdomadaires en fonction des personnes impliquées.

Puis nous verrons où cela nous mène (proto-crèche, mini-meute, start-up d’enfants perdus…).

À dimanche.

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Le Buisson, c’est quoi?

Les premiers rendez-vous du Buisson ont eu lieu en septembre 2013 avec des parents, des enfants et diverses personnes intéressées pour organiser des espaces et des temps consacrés aux enfants, notamment dans le contexte des contradictions vécues suite à leur scolarisation.

Ces rencontres sont parties du désir de lier plus intimement nos vies et les leurs, de ne pas délier l’apprentissage et la vie, d’inventer des formes de « socialisation » hors des institutions (para)scolaires et familiales, et d’explorer des temps « sans enfants » et « sans parents ». Une proposition en trois branches (Cycles et calendrier / Quotidien / Cabane) a été formulée dans l’année qui a suivi. Quelques exemplaires papier de la brochure rédigée à l’époque seront disponibles sur place.

Accueil des Lentillères de Dijon

Le mercredi 28 février 2018

Ce mercredi 28/02, dès 14h, lors de la permanence du Steki, nous accueillerons quelques personnes des Lentillères de Dijon, à l’occasion d’une étape bruxelloise dans leur infotour.

Dans la perspective d’une Semaine thématique du Steki qui s’intitulerait « Autonomie alimentaire et sécession en métropole : Comment survivre dans les ruines du capitalisme ? », nous prendrons le temps, avec les personnes qui le souhaitent et en présence de quelques occupants des Lentillères, de discuter des questions, des écueils, des récits, des idées et des attentes que suscite un tel intitulé, et qu’il serait bon de prendre en compte lors de sa préparation.

Le lendemain soir, rue de la Senne, ils feront une présentation détaillée du quartier libre des Lentillères, de ce qui s’y expérimente et de ce qui s’y joue dernièrement. Vous trouverez ici-bas l’annonce de la soirée.

———- Message transféré ———-



Tournée d’information et rencontre avec des occupant.e.s du quartier des Lentillères
« En 2010 le Quartier Libre des Lentillères s’installe à Dijon.
Aujourd’hui il se déploie sur 6 hectares de terres agricoles, en lieu et place d’une partie de l’ancienne ceinture maraîchère de la ville. La motivation au départ de l’occupation était d’alerter sur le caractère irrémédiable du bétonnage de ces terres, qui devait avoir lieu dans le cadre de la construction d’un énième écoquartier municipal, ironiquement baptisé « Écocité Jardin des Maraîchers ».
[…]
la critique a depuis débordé la seule question du développement durable et de l’autonomie alimentaire pour se transformer en installation conséquente comprenant une ferme maraîchère, des espaces d’organisations communs, des moments de fêtes folles, un atelier de réparation vélo, un laboratoire de pratiques de médecines alternatives, etc.
[…]
Pour autant le projet d’écoquartier continue d’exister. Une première partie se construit d’ors et déjà en dehors des 6 hectares occupés. Bientôt il sera alors question de la survie ou de l’expulsion de cette zone d’expérimentation politique forte que représente Les Lentillères. Et c’est pourquoi une tournée d’information et de solidarité s’organise en 2018. Car le Quartier Libre des Lentillères lutte pour l’abandon de la Phase 2 du projet d’écoquartier municipal et pour arracher la sauvegarde de ces terres à vocation agricole à la mairie Dijonnaise « 

Retours de voyages – Un 10/02 à la ZAD de NDDL.

Le mercredi 21 février 2018

[soutien.zad.nddl.bxl]

Ceci est un rendez-vous adressé aux voyageurs de la fête de la victoire, et aux curieux qui n’ont pu s’y rendre mais qui aimeraient bien savoir ce qui s’y trame.

Invitation transmise par Zaddeke à la suite de l’auberge espagnole du 03/02. Tous les détails ici-bas.

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Bonjour!

Nous nous étions rencontrés, il y a deux semaines, pour coordonner nos envies d’aller se ballader à la ZAD de Notre-Dame-Des-Landes lors de la grande fête de la victoire le week-end du 10-11 février. Nous sommes nombreux à avoir fait le trajet et à en être revenus avec des idées, des désirs et des questions plein la tête. Pour donner suite à ce week-end,

Retrouvons-nous, Mercredi 21 février, à 18h30 au Steki.

Nous proposons d’aborder entre autres les quelques points suivants:

– Quelles précisions concernant les questions et les enjeux présents à la ZAD depuis l’annonce de l’abandon du projet d’aéroport ?
– Quelles y sont les perspectives dans les temps à venir ?
– Et quels pourraient être les positionnements, propositions, et gestes de complicité pour un comité de soutien bruxellois?

Au plaisir de vous y entendre !

 

Repas de soutien au lancement du Steki

Le samedi 17 février 2018

En attendant la fin de l’aménagement, l’extension des permanences, le lancement des ateliers de graphisme, d’auto-défense numérique et administrative; en attendant les karaokés et les rendez-vous de préparation de la prochaine semaine thématique; en attendant la mise en place de l’espace enfant avec le Buisson, l’accueil du comité de soutien à la ZAD de Notre-Dame-Des-Landes, les rendez-vous de dégustation, de quizz-cinéma, et ceux prolongeant la semaine « Gouverner 3.0 »; en attendant tout ce qui s’annonce déjà ici et là…

Nous vous invitons à venir déguster un
MENU « CAUCASIEN »
Samedi 17/02

Service de 13h à 15h
Entrée + Plat + Dessert + Thé ou café
Prix ouvert à partir de 5€

la carte de membre est offerte, réservation très conseillée.

Victoire & auberge espagnole

Le samedi 03 février 2018

Ce samedi 03 février à 19h

Le Steki accueille

le comité de soutien bruxellois à la ZAD de Notre-Dame-Des-Landes

pour une petite mise au point et une auberge espagnole.

Tous les détails ici-bas.

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LA LUTTE MENÉE DEPUIS 50 ANS
PAR LA ZAD DE Notre-Dame-Des-Landes
EST UNE VICTOIRE HISTORIQUE.
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Cela faisait longtemps qu’une lutte de ce type n’avait pas été portée jusqu’au bout, jusqu’à la victoire, face à un projet de l’État français.
C’est une victoire historique aussi que d’avoir pu maintenir un tel rapport de force malgré l’hétérogénéité des composantes du mouvement.
     Et c’est encore une grande victoire que d’avoir pu faire aboutir les trois conditions principales tenues communément par toutes ces composantes: l’abandon du projet d’aéroport, l’abrogation de la déclaration d’utilité publique, le refus de l’expulsion des habitants.
     Sur ce dernier point l’expulsion est en tout cas suspendue jusqu’à la fin de la trêve hivernale du 31/03 où un geste fort devra être posé avant la prise de nouvelles terres en avril.
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Le SAMEDI 10/02 prochain,
des gens convergeront des 4 points cardinaux vers la ZAD
pour fêter ça lors d’un GRAND CARNAVAL.
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Cela dit, comme évoqué dans une récente communication, c’est une victoire accompagnée d’un grand péril: « Le chantage de nous faire nettoyer, choisir qui peut rester, légaliser, expérimenter sous les conditions d’un jury, etc. », et d’essayer ainsi de diviser le mouvement, notamment entre « les éligibles et les cagoulés ».
     Et de préciser: « Il nous faut nous retrouver. Il nous faut nous engueuler encore, il nous faut de multiples idées. Il nous faut votre aide aussi, pour nous renvoyer les lumières d’espoir qu’on a peut-être fait naître. Nous ne nous battons pas pour une route, ni pour des symboles. Nous nous battons pour que l’avenir de la zad ne soit pas dicté par ce que nous avons combattu. »
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Nous proposons donc une auberge espagnole
ce samedi 03 février
à 19h au Steki
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Pour fêter ça et tout ce que cette lutte a pu nous inspirer et nous inspire encore,
pour parler du rendez-vous du 10/02 et faire le point sur la situation,
pour relayer l’appel à l’aide contre le chantage et le risque de division du mouvement,
pour se lire quelques extraits inspirants de moments vécus à la ZAD ou ailleurs par des habitants ou des soutiens,
pour relancer les pistes évoquées l’année dernière,
et puis pour se revoir et boire un coup.
À samedi!

Ouverture définitive du Steki ce mercredi

Le mercredi 17 janvier 2018

Bonjour.

Contrairement à ce qu’ont pu laisser entendre les bruits qui, jusqu’ici, couraient, à ce que les apparences ont sporadiquement fait croire, et aux impressions que des désirs ardents pris pour la réalité ont suscitées, le Steki n’est pas encore, à proprement parler, ouvert.

Demain, mercredi 17 janvier, ce sera enfin le cas, et ce définitivement.
Durant les heures d’ouverture, soit dit en passant; ce qui, pour demain, signifie: de 14h à 17h, avec probable prolongation jusque 20h…
Thé, café, poussière.

Ensuite, dans un premier temps, il sera ouvert tous les mercredis.
Disons… l’après-midi, au moins de 14h à 17h.

À terme, il devrait finir par être ouvert tous les jours, selon des horaires praticables à déterminer.

Les détails seront bientôt repris sur le site et, tant que possible, régulièrement mis à jour.

À demain.

Le Steki (…’t easy!)

Gouverner 3.0 : état d’exception, ennemi intérieur et profilage en Belgique.
Le vendredi 24 novembre 2017

Gouverner 3.0 : état d’exception, ennemi intérieur et profilage en Belgique.

Le vendredi 24 novembre 2017

Les Semaines du Steki – 1ère édition – du 18 au 24 novembre 2017

PRÉCISIONS : quant à la possibilité d’y venir avec des enfants, voir ci-dessous.

Vous trouverez une version PDF complète, avec le détail des interventions des invités et accompagnée du texte de présentation, en téléchargement ici :

PROGRAMME COMPLET DE LA SEMAINE

« Le monde va très mal », voilà sans doute l’une des certitudes les mieux partagées de ces dernières décennies. La sensation est vieille et familière : la « crise », la plupart d’entre nous sommes nés dedans. Pour autant, les lois, mesures et dispositifs de contrôle apparus dernièrement nous laissent un sentiment d’accélération inédit. Déportations administratives, rafles et perquisitions massives, mises à l’isolement systématique en détention préventive, déchéance de nationalité… ; la liste est longue et donne le ton de l’époque.

C’est au nom de la lutte contre le terrorisme et le radicalisme que cette batterie de mesures d’exceptions, impensable il y a quelques décennies, se justifie, s’impose et se naturalise. Sous nos yeux, les discours et les méthodes de gouvernement des États de droit mutent rapidement. Les procédés traditionnels, hérités des accords conclus suite au traumatisme de la seconde Guerre Mondiale, s’agencent, ou se confrontent, avec de nouvelles pratiques. Quelles sont les logiques qui autorisent un chef d’État occidental à ordonner sans mandat judiciaire, et hors contexte de guerre ouverte, l’exécution préventive d’individus en dehors de son territoire national ? Comment agissent les algorithmes, qui profilent tant les fraudeurs sociaux que les cibles des drones tueurs, sur les manières d’administrer les populations et de penser le conflit ?

Législations d’exception, construction d’un ennemi intérieur et profilage : ce sont ces trois opérations qu’il nous semble essentiel de discuter ensemble pour saisir quelles sont, aujourd’hui en Belgique, les stratégies et les instruments utilisés pour gouverner.

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PROGRAMME DU WEEK-END DE SÉMINAIRE À l’ERG, 87 rue du Page, 1050 Bruxelles

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Samedi 18 Novembre / 14h-18h

« Gouverner le risque, normaliser l’exception »

Olivier Stein

Thomas Assaker

Denis Duez (sous réserve)

Antoinette Rouvroy

+ Questions & discussion ouverte

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Dimanche 19 Novembre / 11h-16h

« Construire l’Ennemi Intérieur »

Allan Wei

Nadia Fadil

Fayçal Cheffou

Selma Benkhelifa

+ Questions et discussion ouverte.

16h30/ Goûter au Steki, 4 rue Defnet

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PROGRAMME DE LA SEMAINE AU STEKI, 4&6 Rue Defnet, 1060 Bruxelles + La Vieille Chéchette + Librairie Par Chemins + La Cheminée.

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Lundi 20 Novembre

12h/ Atelier-brunch – Radio L’ombre – Écoutes d’extraits du séminaire, ébauche d’émission (au Steki)

19h/ Conférence – Nicolas Horvat – Au royaume des caméras, les algorithmes sont rois: un regard sur les nouveaux oripeaux technologiques de l’ingénierie sociale (au Steki)

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Mardi 21 Novembre

16h/ Écoute Radio – Un traitement d’exception – Sélection de capsules de Radio RiveWest (à la Vieille Chéchette)

19h/ Conférence – Hanane El Khattouti – Les returnees: de l’instruction judiciaire au traitement individualisé en prison (au Steki)

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Mercredi 22 Novembre

12h/ Atelier-brunch – Traces Papier – Retours sur les interventions du séminaire, ébauches de traces (au Steki)

19h/ Discussion – Ce que font à nos existences les nouvelles pratiques de profilage – À partir de thèmes développés dans la Théorie du drone de G. Chamayou. (au Steki)

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Jeudi 23 Novembre

16h/ Écoute Radio – QueFaitLaPolice? – Sélection de capsules de Radio RiveWest (à la Vieille Chéchette)

19h/ Écoute Radio – Quartier sur Table – 53mn, 2017 (à la librairie Par Chemins)

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Vendredi 24 Novembre

16h/ Discussion – L’anguille (électrique) – Présentation d’un outil de soutien, de stratégie et de riposte judiciaire (au Steki)

18h/ Présentation de Radio RiveWest (au Steki)

19h30/ Repas et Concert de clôture (à la Cheminée) – COBALT60 (petits bruits/ Liège) + TERRINE (techno expérimental indus/ Amiens FR) + FÉLON (tradnoise/ Harpe BE) + CHEVAL SCINTILLANTES (Expérimental/ Cherbourg FR) + CANCELLLED (non techno binaire taillée en forme de silex / BE)


 

Quant aux enfants

En dépit de ce que nous aurions aimé pouvoir mettre en place durant ces rencontres, pour des raisons aussi diverses que contingentes, nous ne serons pas en mesure d’assurer des espaces et des temps qui seraient agréables ni même adaptés aux jeunes enfants durant les deux jours de séminaires des 18 et 19 novembre à l’ERG.

Aux heures reprises dans le programme de la semaine qui se déroule au Steki, des jeux, des livres et du matériel de bricolage seront prévus sur place, dans une pièce y dédiée, jouxtant celle où auront lieu les ateliers et discussions. Cependant, nous ne pouvons garantir pour le moment qu’il s’y trouvera au moins une personne pour assurer une présence continue. Les deux pièces n’étant séparées l’une de l’autre que par un très court couloir large et ouvert, il est malgré cela possible d’assister à un atelier ou une discussion tout en maintenant une certaine présence auprès des enfants qui y passeraient du temps.

Si nous n’avons pu rendre cette semaine plus adaptée aux plus jeunes d’entre nous, ce n’est pas faute de considération. Il nous faudra encore un peu de temps pour faire en sorte qu’à l’avenir cela soit le plus souvent possible possible (sic), que les rencontres aient lieu au Steki ou ailleurs.

Si vous avez des questions à ce sujet, écrivez-nous.

Les suggestions et propositions sont les bienvenues.