FILM + COLLECTE / « L’amour et la révolution »

Quand :
1 février 2019 @ 18:00 – 21:00
2019-02-01T18:00:00+01:00
2019-02-01T21:00:00+01:00

« L’AMOUR ET LA RÉVOLUTION,
Non, rien n’est fini en Grèce »

un film de Yannis Youlountas

18h – Accueil
19h – Projection

Maud et Yannis Youlountas viendront nous présenter leur film. C’est l’occasion d’en savoir un peu plus sur l’actualité de différentes luttes en Grèce, de collectifs qui s’organisent avec des migrants face à l’austérité, et des liens et des perspectives qu’ils partagent.
Il y aura de la soupe, et ce sera le jour de clôture de la collecte pour le convoi: il reste encore le jeudi 31/01 de 17h à 21h et le jour même à partir de 18h pour les dépôts (voir plus bas pour les détails).

« Dix ans après les premières émeutes, les médias européens prétendent que la cure d’austérité en Grèce a réussi et que le calme est revenu. Ce film prouve le contraire. A Thessalonique, des jeunes empêchent les ventes aux enchères de maisons saisies. En Crète, des paysans s’opposent à la construction d’un nouvel aéroport et une ZAD commence à voir le jour. À Athènes, un groupe mystérieux inquiète le pouvoir en multipliant les sabotages. Dans le quartier d’Exarcheia, menacé d’évacuation, le cœur de la résistance accueille les réfugiés dans l’autogestion. Un voyage en musique parmi celles et ceux qui rêvent d’amour et de révolution. »

1h26-VOSTF

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Collecte « Action Solidarité Grèce » d’Anepos

Un convoi de 30 fourgons partira au début du mois de février.

L’été dernier, le commissaire aux affaires économiques, Pierre Moscovici, annonçait triomphalement la fin de la crise et le début d’une nouvelle histoire pour la Grèce, grâce à la cure d’austérité.

Retraites et salaires ont baissé de moitié, ces derniers souvent payés avec 3 ou 6 mois de retard, parfois un an. Un tiers des employés du pays travaillent pour 400€ par mois, et beaucoup de grecs vivent avec 200€. Un tiers des Grecs n’ont plus de couverture maladie et n’ont plus les moyens de se chauffer l’hiver. De grands groupes financiers et multinationales viennent tout acheter pour une bouchée de pain. Des dizaines de milliers de réfugiés sont toujours bloqués à l’intérieur du pays sans autre aide que la solidarité de grecs pour la plupart déjà plongés dans la misère. Depuis 2010 des centaines de milliers de jeunes ont quitté le pays.

La collecte est destinée à une quarantaine de collectifs du mouvement social grec qui s’organisent face à l’austérité
(dispensaires médicaux autogérés gratuits, solidarité contre les saisies et les expulsions, cuisines sociales gratuites, centres sociaux autogérés, hébergements d’urgence et actions de soutiens aux réfugiés, outils coopératifs, contre-info, soutien aux prisonniers politiques et aux inculpés de Rouvikonas).

Liste des besoins prioritaires:
– lait infantile en poudre
– sérum physiologique
– couches taille 3-4-5
– protections périodiques
– marmites
– légumes secs

Liste des autres besoins principaux:
(Pas de vêtements ni de couvertures, il y en a suffisamment)
– Fournitures bébés : vitamines, lits parapluie, poussettes, soins bébés.
– Jouets : en bon état et pas de peluches.
– Hygiène et paramédical: gels douches, shampoings, savons, dentifrices, brosses à dents, lessive, produits ménagers, pansements, désinfectant, chevillières/genouillères, Biafine, Cicatryl, fournitures dentiste pour dispensaires.
– Matériel: bouilloires, frigos, fours, machines à laver (en état de marche), louches.
– Matériel pour les collectifs: photocopieuses, appareils photos/vidéos, ramettes papier, ordinateurs, écrans, disques durs, clés USB, cartes SD, téléphones…
– Base alimentaire: fruits secs, biscuits, céréales, pâtes, riz, lentilles, thé, café… date de péremption minimale recommandée mars 2019.
– messages de soutien et soutien financier à l’ordre d’Anepos.

Contact, questions au sujet de la collecte :
solidarite@anepos.net / 06 18 26 84 95.

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« — Si je devais prévenir un ami français, ou d’un autre pays, de cette menace qui le guette aussi, je lui dirais qu’il y a une étape psychologique durant laquelle on a tendance à fermer les yeux, à ne pas vouloir voir ce qui arrive de terrible. C’est ce que nous avons tous fait ici. C’est ce que j’ai fait, de même que ma famille et mes amis avant de perdre leur emploi. En résumé, nous n’arrivions pas à y croire ! Vraiment, nous n’imaginions pas, il y a trois ans, avoir des élèves qui ont faim, des familles qui vivent dans des caves… Attention, ces choses-là arrivent brutalement, aussi vite qu’une tempête, comme c’est le cas pour nous.»

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